L’éducation routière en Valais est quadragénaire…

Le chemin de l’école, source de tant de souvenirs pour les enfants, source de tant de craintes pour les parents… La Police cantonale ainsi que les Polices municipales appuyées par les partenaires que sont le TCS Section Valais, Promotion Santé Valais, l’ACS, Vélo VS et le BPA (Bureau de Prévention des Accidents) mettent tout en œuvre afin d’éviter l’accident tant redouté, celui impliquant un enfant.

L’éducation routière fête cette année ses 40 ans. Parcourons ensemble ce chemin : le chef de la prévention routière de la Police cantonale, le sergent-major Mathieu Vouillamoz explique la naissance puis le contenu de ces 4 décennies à travers l’interview qui suit. La vidéo annexée donne la parole à quelques personnalités qui ont fait de l’éducation routière en Valais ce qu’elle est aujourd’hui, un outil efficace et salvateur.

Mathieu Vouillamoz, de quelle manière a démarré l’éducation routière en Valais ?

À la toute fin des années 1970, quelques leçons d’éducation routière étaient dispensées par des policiers à l’école. Au début de l’année scolaire 1980/1982, le Conseil d’Etat a créé une commission d’éducation routière (qui fonctionne toujours aujourd’hui). Entre 1981 et 1982, la prévention routière s’est structurée et a débuté en Valais. Le premier rapport d’activité documenté date de 1981 et la première assemblée des instructeurs d’éducation routière de 1982. En l’espace de deux ans, le nombre d’élèves touchés est passé de 15 à 83 %. Les polices municipales ont été impliquées dès les débuts.

« En l’espace de deux ans, le nombre d’élèves touchés est passé de 15 à 83 %. »
Mathieu Vouillamoz
Chef du Groupe Prévention Routière

Quels sont les différents partenaires de la Police cantonale ?

Les polices municipales sont notre partenaire le plus important. En effet, les agents affectés aux tâches d’éducation routière fournissent un travail très important. Au niveau du canton, nous collaborons avec le Service de l’enseignement. Nous avons collaboré avec la Haute école pédagogique pour quelques projets. Le TCS Section Valais soutient l’éducation routière depuis les débuts. Nous travaillons aussi en collaboration avec Promotion Santé Valais pour le programme des classes post ’obligatoires. Nous avons aussi régulièrement des contacts avec Vélo VS, ProVélo et la Fédération Valaisanne de cyclisme. Nous avons, par le passé, collaboré avec CarPostal. La Fédération motorisée valaisanne est aussi un partenaire de longue date. Nous avons également des contacts réguliers avec le monde agricole représenté par l’ASETA (Association Suisse pour l’Equipement Technique de l’Agriculture) et le SPAA (Service de Prévention des Accidents dans l’Agriculture).

Au niveau national, nous sommes en contact régulier avec des représentants de l’ACS (Automobile Club de Suisse), du TCS (Touring Club Suisse), du BPA, de l’ATE (Pédibus) et de l’ASTAG (Association Suisse des Transports Routiers).

Comment va-t-on fêter ces 40 ans d’activités intenses ?

Nous les fêterons simplement. Avec le TCS, nous avons prévu un concours pour les classes des degrés CO. Je n’en dis pas plus pour l’instant. Il faut laisser la place à des « surprises » (rires…).

De quelle manière se déroule l’éducation routière aujourd’hui à travers notre canton ?

L’organisation est bien rôdée. L’éducation routière pour l’école obligatoire incombe en premier lieu aux polices municipales. Nous intervenons en renfort et dans les écoles des communes qui n’ont pas de police municipale. La Police cantonale dispense les leçons aux classes des degrés post ‘obligatoires. Ainsi, nous touchons les élèves de la première année de scolarité jusqu’à la 11ème année et nous avons l’opportunité de voir ces élèves encore une fois entre 17 et 19 ans, durant leur formation ou leurs études.

Avec mon groupe, nous sommes chargés de la coordination de l’éducation et de la prévention routière. Dans les faits, il s’agit d’un travail conséquent. Répondre aux sollicitations, gérer un parc d’outils didactiques et de simulateurs qui sont mis à disposition des polices municipales, rassembler les données des rapports d’activité et faire la synthèse sont quelques-unes de nos activités.

Quelles sont les consignes sécuritaires les plus importantes afin d’éviter l’accident sur le chemin de l’école ?

La première chose à garder à l’esprit c’est qu’un enfant de moins de 7 ans devrait toujours être accompagné par un parent ou un adulte sur le chemin de l’école.

Il est important d’apprendre aux enfants à se déplacer correctement au bord d’une route et à la traverser. Nous insistons sur le fait de bien expliquer aux enfants de s’arrêter, regarder, écouter avant de traverser en marchant. Nous recommandons également de choisir le chemin le plus sûr (qui n’est pas forcément le plus court) et de le parcourir régulièrement avec les enfants.

Merci Mathieu pour tes réponses et particulièrement pour l’important travail que vous abattez afin de protéger nos enfants.

40 ans d’existence de l’éducation routière en Valais sont retracés dans la vidéo suivante par des personnages de cette sensibilisation qui a et qui sauve des vies. Il s’agit de Henri Thurre, Jean-René Rosset, Stefano Guelfi, Clément Formaz, Mathieu Vouillamoz, Maria Locher et Nathalie Vuissoz :

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