Les situations rencontrées par les intervenants sont parfois émotionnellement rudes. Mais il en est une qui est particulièrement redoutée par toutes et par tous, celle d’être confrontés à la détresse d’enfants. Quelque peu démunis devant un petit être choqué ou en pleurs, les policières et les policiers multiplient leurs gestes d’affection et redoublent de précautions. Depuis plusieurs années, la Police cantonale a engagé une « aide de police » silencieuse mais efficace. On vous la présente…

Cette aide est des plus courageuses. Elle se tient prête dans son sachet hermétique la préservant des microbes. Elle suit les policiers partout et fait du 24 heures sur 24. Toutes les voitures de police en sont équipées. Un groupe de travail formé d’une psychologue et de policiers avait défini ses critères d’engagement, son habillement, son apparence. Cette collaboratrice discrète, c’est la peluche d’intervention !

Lorsque la patrouille constate la présence d’une petite victime sur place, l’un des réflexes est de se saisir de la peluche d’intervention. Elle permet une prise de contact plus douce avec l’enfant. Le policier se met à la hauteur de l’enfant et des mots simples et compréhensibles sont utilisés. Les négations (ne…pas…) sont évitées car les plus petits ne les comprennent pas.

Une carte explicative et de souhait de prompt rétablissement est remise aux parents du petit.

Durant les semaines qui suivent l’affectant événement, selon la psychologue, un rituel afin de faire disparaître la peluche – et les soucis qui allaient avec – peut être réalisé. Le plus souvent, le policier en peluche – ce compagnon d’infortune – suit l’enfant et le protège pendant des années… car c’est ensemble qu’ils ont partagé et surmonté ce moment de tristesse…

Stève Léger
Police cantonale valaisanne - Unité Communication et Prévention - Membre de la rédaction de la revue Police.

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