Anne-Catherine Sutermeister

J’ai relevé avec plaisir le défi qui m’a été donné d’écrire un texte sur mon métier et ses éventuels liens avec la police ! Lorsqu’il s’agit de tisser des liens entre des mondes qu’en apparence tout sépare, comme la police et la culture, j’aime me plonger dans les dictionnaires étymologiques et remonter à l’origine des mots. Souvent on y découvre des pépites… des significations oubliées, des glissements sémantiques étranges… C’est ainsi que j’ai trouvé, dans le dictionnaire Larousse, que « policer » signifie « adoucir et affiner les mœurs par des institutions adaptées, par la culture et la civilisation ». Me voici gâtée dès le début de mes recherches : Et si la culture et la police joignaient leurs efforts pour « adoucir les mœurs » ? En y regardant de plus près, je suis persuadée que culture et police ont une thématique commune, celle d’encourager et de nourrir la citoyenneté auprès de la population qu’ils servent tous deux. A cela près que la police semble avoir le mauvais rôle : Je peux aisément imaginer les défis et les difficultés auxquels se trouvent confrontés les hommes et les femmes policiers au quotidien, et notamment à la face plus obscure de l’Homme. La culture, en revanche, est associée à des émotions plus gaies et revigorantes, même si elle aussi raconte avec l’éventail des langages artistiques ces mêmes facettes sombres et extrêmes de la vie. Ainsi, toutes les deux, à leur manière, sondent les mystères de l’âme humaine, et toutes les deux tentent d’apporter ce sentiment de sécurité et d’harmonie qui nous donne confiance en l’avenir. 

Image de couverture : Copyright CVKW – Valérie-Giger

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