Qui aurait pu penser une seule seconde qu’en 2020, un virus allait envoyer la planète au tapis, causer la mort de plus de 300’000 personnes, confiner des millions de citoyens et paralyser l’économie des pays parmi les plus puissants au monde? Même s’il est prématuré de tirer un bilan, quelques constatations s’imposent.

David Vaquin , commandant du corps de sapeurs-pompiers et chef de l’état-major communal de conduite de la ville de Sion

D’un point de vue humain, faire la queue dans un supermarché pour arriver devant un rayon de pâtes à moitié pillé nous rappelle la chance que nous avons de vivre dans une société qui ne manque de rien. On se rend soudainement compte de notre situation de privilégiés par rapport aux millions de personnes qui ne disposent pas de nourriture ou même d’eau. A méditer pour la suite…

Malgré notre degré de développement, force est de constater qu’une simple annonce a suffi à alarmer une frange de la population au point de provoquer une rupture de stock de…papier toilette! En tant que professionnel de la sécurité, cet exemple montre à quel point la machine peut facilement s’emballer avec des conséquences disproportionnées. A tenir compte en cas d’événement de grande ampleur…

En tant qu’ancien professionnel du monde des médias, cette pandémie démontre le rôle central que joue l’information dans la gestion d’une crise sanitaire, et l’importance d’avoir des professionnels pour vérifier les nouvelles et démonter les fake news et autres théories du complot qui se propagent sans contrôle sur les réseaux sociaux. A corriger très rapidement…

Sécurité de nouveau, alors que tout le monde se préparait pour les secousses du big one, c’est au final apparemment une chauve-souris qui fait vaciller nos fondations et modifie notre façon de vivre alors que la convivialité est inscrite dans notre ADN rouge et blanc. Distances, engagement minimum, masques de protection sont autant de nouveautés qui sont venues compliquer nos métiers qui riment déjà souvent avec imprévus. A anticiper, encore et toujours… S’il ne fallait retenir qu’un mot de cet épisode tumultueux, cela serait la résilience. Une capacité inscrite dans nos âmes montagnardes et qui teinte notre vocation de secouristes. Je profite de ce billet pour vous souhaiter un excellent été et que les seules vagues rencontrées soient celles des ricochets provoqués par les cailloux de vos enfants sur un lac de montagne valaisan. Au plaisir de se revoir sur le terrain et de pouvoir se serrer la main après une intervention et avec le sentiment du devoir accompli.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here