Christian Nanchen – Chef du Service cantonal de la jeunesse – Département de l’économie et de la formation

Actif depuis plus de 20 ans dans le domaine de la protection de l’enfant en Valais, j’ai pu faire le constat, dès le début de mon activité, de l’importance d’une parfaite collaboration entre le service en charge de la protection de l’enfant et des corps de police de notre canton.

Cette collaboration s’est particulièrement renforcée après l’adoption, par notre Parlement le 11 mai 2000, de la Loi en faveur de la jeunesse (Lje) (RS 850.4). En effet, grâce à cette nouvelle base légale, le Service cantonal de la jeunesse (SCJ) a la possibilité, dans le cadre de l’exécution de ses tâches et lorsque les intérêts d’un enfant sont menacés, d’avoir recours aux autorités de police. Il n’est pas possible d’énumérer ici toutes les missions accomplies en collaboration entre notre service et les polices du canton. Toutefois, il est pertinent de citer les plus fréquentes :

  • accompagnement par la police d’un jeune pour un séjour de recadrage dans un établissement fermé, s’il existe un risque de fuite du jeune et/ou une mise en danger de sa personne par son comportement ;
  • mise en sécurité d’un enfant lors de l’intervention de la police dans un contexte familial où il règne de la violence (ou autre menace) et placement de celui-ci dans un lieu protégé avec le concours étroit de notre service ;
    demandes de la part du SCJ afin d’être accompagné par des policiers lors de l’intervention, dans un contexte familial à risque, dans le but de préserver les intérêts de l’enfant et éviter tout comportement violent de la part des personnes impliquées ;
  • collaboration des psychologues du Centre pour le développement et la thérapie de l’enfant et de l’adolescent (CDTEA) dans le cadre des auditions audiovisuelles menées par la police judiciaire.

Comme vous l’aurez compris, de nombreuses missions du SCJ visant à protéger l’enfant seraient impossibles à effectuer sans l’excellente collaboration avec les forces de l’ordre de notre canton.

Dans un souci d’améliorer la sécurité de l’ensemble des enfants domiciliés en Valais, le Parlement a, le 13 juin 2014, introduit dans la Lje la possibilité d’intensifier l’échange d’informations entre le Commandement de la Police cantonale et le SCJ. La première concrétisation de cette nouvelle base légale concerne une meilleure vigilance vis-à-vis des familles d’accueil qui ont toutes donné leur accord à cette nouvelle procédure. En effet, la police peut, avec le nouveau dispositif en place, informer en tout temps le SCJ d’événements qui se produiraient au sein de ces familles et qui pourraient mettre en danger le développement des enfants placés. Ce dispositif unique en Suisse est envié par bon nombre de nos collègues en charge de la protection de l’enfant.

Un dernier élément que nous souhaitons mettre en avant est le travail conséquent qui a été effectué dans le cadre de l’Observatoire cantonal de la jeunesse (OCJ) en collaboration avec Messieurs Robert Steiner, Chef de la police judiciaire, et Martin Lauber, Chef de la section mineurs et mœurs, pour la rédaction de la partie « Prévention de la violence chez les jeunes » du rapport 2015 de l’OCJ, de laquelle découlent dix recommandations qui peuvent être consultées à l’adresse suivante :

Rapport de l’OCJ

Ce travail se poursuit avec la participation de Madame la Commissaire Violaine Martinella-Grau ainsi que de Monsieur Gilbert Murmann, Chef de la section mineurs & mœurs.
Au nom du Service cantonal de la jeunesse, nous souhaitons remercier chaleureusement l’ensemble des corps de police de notre canton pour leur engagement sans faille nous souhaitons remercier chaleureusement l’ensemble des corps de police de notre canton pour leur engagement sans faille dans des situations souvent extrêmement délicates en faveur des enfants domiciliés en Valais.